JOUR 6 : DE CUCUGNAN À VILLEFRANCHE-DE-CONFLENT
Comme chaque fois qu'on arrive à un nouvel endroit depuis le début du voyage, on a envie d'y rester plus longtemps que ce qui est prévu. Villefranche-de-Conflent n'échappe pas à la tradition. Quel village fortifié magnifique, genre un mini-Carcassonne de 215 habitants, sans tout le bling-bling touristique, ni la foule (en ce moment en tout cas!).
Mais avant d'y arriver, nous avons bien sûr arrêté à quelques uns des autres trop beaux endroits que nous avons croisés...
Partie 1 : l'observatoire des vautours de Bugarach et le pont romain, ainsi que le magnifique village de Rennes-les-Bains
Partie 2 : petite randonnée au belvédère du Diable et route des cols complètement maniaque entre les Gorges de la Pierre-Lys et Prade. On y a même croisé...de la neige!
La journée commence un peu raide alors qu'après avoir réussi à sortir l'auto 2 fois de son petit coin minuscule, Jacques manque son 3e essai et -scrichhh- le côté un peu bombé au dessus de la roue arrière frotte sur un mur en pierre lors d'un passage vraiment délicat. Bon. On va tester les assurances supplémentaires qu'on a prises avec la location de base, youpi.
On retrouve les petites routes un peu trop étroites qui sont bien jolies, mais qui donnent quelques sueurs froides au conducteur pourtant émérite.
Premier arrêt : l'observatoire des vautours de Bugarach et un pont romain, un 2 pour 1 puisqu'ils sont au même endroit.
On essaie de se tenir loin de la clôture électrique qui délimite le terrain voisin, mais ce n'est pas toujours évident!
Finalement, on sera bien déçus d'apprendre que le "pont romain" a été reconstruit en 1994, il ne lui reste donc pas grand chose de romain à priori.
Sur le chemin du retour, nous arrêtons à l'observatoire des vautours de Bugarach. Autre déception, les nombreux vautours qui tournoyaient autour des sommets en face ont disparu, sûrement assommés par la chaleur qui avoisine les 32 degrés... Dommage, car les jumelles mises à la disposition du public étaient très puissantes et on pouvait voir de très près les pics rocheux...désertés.
Fabi-Anne ne voit rien venir...
Alors que nous traversons la petite ville de Rennes-les-Bains, nous tombons sous son charme et nous stationnons dans un stationnement public pour aller la découvrir un peu plus, et éventuellement grignoter quelque chose.
Nous nous dirigeons vers le café de la Place, mais le menu ne nous inspire pas, trop copieux pour le repas du midi que nous prenons toujours léger (pour se garder de la place pour celui du soir haha).
Nous retournons donc à l'épicerie que nous avons croisée un peu plus tôt pour y dénicher des sandwichs ou autres snacks, non sans croiser de mignonnes cavalières sur leurs petits ânes.
Mission accomplie, nous avons déniché une petite quiche au fromage de chèvre et aux tomates, ainsi que deux samosas au poulet et curry. On rajoute 2 Oranginas et voilà notre lunch pour 11 euros, que l'on va savourer dans un petit parc au bord de la rivière
Nous continuons ensuite vers Belvianes-et-Cavirac pour une courte randonnée au Belvédère du Diable.
Oups, Jacques n'aime pas trop la côte qu'il vient de voir au début du sentier
Et c'est parti!
Le sentier est ombragé et relativement facile finalement, avec l'ombre, la température est endurable, même s'il fait 32 degrés, et le paysage est superbe, Jacques retrouve le sourire!
Dernière petite montée
Nous y voilà!
Descente tranquille, un petit 2.8 km aller-retour (carte du retour seulement ICI) bien agréable!
On passe dans les Gorges de la Pierre-Lys
...puis par celles de St-Georges. Un peu étroit quand même
Mais que c'est beau!
Un des cols les plus hauts, on aperçoit même des bancs de neige!
Parlant de neige, coucou! Apparemment, c'est assez exceptionnel que le Canigou (Canigó) ait une telle quantité de neige sur son sommet en cette période de l'année. Nos yeux sont contents!
Nous voici arrivés! On découvre notre petite maison, juste pour nous, et collée sur les remparts de Villefranche-de-Conflent, trop beau!
Notre maisonnette est vraiment au bord des remparts, nous remontons ceux-ci pour aller dénicher un restaurant avec un menu plusieurs services comme on les aime (autour de 20 euros en général, avec entrée, plat principal et dessert - et c'est toujours mega-bon et bien présenté!)
Voici le menu choisi sur les 3 offerts ( au restau Le Clos, à Villefranche-de-Conflent)
Nous mangeons dans la terrasse intérieure. Même s'il est plus que 19h30, il n'y a pas foule pour un samedi soir! Les restaus ici ouvrent souvent seulement à 19h00, voire 19h30, il faut s'habituer à manger tard!
Entrée : la soupe froide andalouse pour moi, trop bonne, je ne voulais pas la finir, jamais!! Jacques a pris les rillettes de maquereaux à l'estragon, un délice aussi.
Plat principal pour nous deux : côtes de porc confites et caramélisées. On aurait eu assez d'une seule assiette pour les deux, on en a ramené la moitié chez nous. Très bon aussi!
Comme dessert, fromage blanc avec miel pour moi, oh le souvenir d'enfance chez ma grand-mère, j'en mangeais tous les matins, avec du sucre, pas du miel. Jacques prend de la soupe aux fraises et au gingembre. Fancy.
Retour par les petites rues, vidées de leurs habitants.
Petit train jaune et Gorges de la Carança. Je pense que c'était la journée du voyage que j'attendais le plus fébrilement (et avec le plus d'anxiété aussi).
D'abord, le petit train jaune était hors service à cause d'un glissement de terrain et on n'a appris qu'avant-hier qu'il avait repris. Du coup, je me suis dépêchée de réserver le premier voyage de la journée de dimanche (aujourd'hui), sous l'énervement et les problèmes informatiques, j'ai réservé hier au lieu d'aujourd'hui (hop 15 euros aux poubelles).
Ensuite, j'avais d'abord décidé de ne pas faire la randonnée aux Gorges de la Carança, celle-ci étant mentionnée comme dangereuse et difficile, mais, finalement, comme notre hébergement était à qq kilomètres seulement de la gorge, accessible par le train jaune (tsé un 2 dans 1!), j'ai inclus la randonnée dans mon programme. Qui vivra verra... et wow, vraiment la plus belle randonnée à vie..et la plus difficile aussi!
Le petit train jaune
Tout le monde à bord! Nous allons jusqu'à la gare de Thues-Carança, d'où partent les circuits pédestres pour les Gorges de la Carança. 11.50 euros pour deux allers simples (plus 15 euros pour les premiers billets que j'ai réservés hier par erreur, non remboursables, pff).
Le train arrête comme prévu à la gare de Thues-Carença, yééé, le contrôleur vérifie qu'on descend, on se salue, et c'est parti pour la balade. Dans la mauvaise direction. Ce qu'on réalise après avoir grimpé une côte raide sur plusieurs centaines de mètres. Pfff.
Boon, on a finalement trouvé l'entrée. On fera le circuit de 8 km, une toute petite boucle sur la carte, mais un immense défi dans la réalité!
Ça promet
Ça commence plutôt tranquillement... Mais après avoir tourné à droite sur le petit pont (au centre sur la photo), le fun commence!
Ça ne paraît pas, mais ça grimpe sérieusement. En lacets. Longtemps. Et quand on commence enfin à redescendre, on comprend soudain pourquoi cette partie du sentier s'appelle "La corniche".
Malaaaade!! Et interminable! Mais fabuleux
Oh, on change d'épreuve! Go go, on est capables!
Une autre échelle, celle-là qui nous fait grimper jusqu'à une passerelle qu'il faut traverser au-dessus du canyon et QUI BOUGE!
Bon, certains en rajoutent quand même...
On longe la jolie petite rivière, inconscients de l'épreuve ultime qui nous attend pour le dernier 2 km (selon la pancarte qui annonce aussi que ce deux kilomètres prendra 2 heures à parcourir, et on comprendra pourquoi très rapidement).
Le sentier du retour est à 90% composé de grosses roches, les montées et les descentes sont abruptes, glissantes, le chemin est mal indiqué, un vrai parcours du combattant!
On voit la fameuse corniche de l'autre côté du canyon. Le ciel se couvre de plus en plus et on entend gronder l'orage. La pluie finira par s'abattre sur nous, on cache les cellulaires et autres appareils électroniques pour les protéger, et 8 km/3h30 plus tard, nous rejoignons enfin notre point de départ. Toute une magnifique randonnée, mais qui nous a sortis de notre zone de confort! Et nous a bien épuisés
.
Nous retournons à la gare, notre petit train arrive 30 minutes plus tard, on embarque pour le retour (le contrôleur viendra prendre le paiement plus tard) et tchoutchou, allez, à la maison pour reposer nos jambes flageolantes! C'est le Festival de la Bière qui bat son plein en ville.
C'est très festif et... arrosé!
Vers 4h45, dernière chance de visiter les remparts qui nous entourent, nous ramassons nos forces, payons les 10 euros requis (pour les 2, spécial Festival de la Bière) et hop, on va se perdre dans les immenses remparts où nous sommes seuls.
C'est fascinant et l'histoire de l'architecte Vauban, artisan de cette oeuvre, est très intéressante aussi.
Les meurtrières ne le sont plus et sont plutôt utilisées pour prendre de jolies photos autour.
Une des nombreuses échauguettes des remparts. Elle permettait à un guetteur de surveiller les abords (à 270 degrés) et de se protéger.
La tour de l'église et celle de la mairie. L'une des deux sonne toutes les 15 minutes, on n'a pas déterminé laquelle.
Jacques montre comment utiliser des latrines de l'époque, si ça intéresse quelqu'un!
La rivière La Têt qui longe les remparts d'un côté.
On sort des remparts à l'autre bout du village et on retourne tranquillement chez nous en passant devant la mairie (tour à gauche) et l'église à droite.
Le Festival est fini, tout le monde est parti, y compris les commerçants et les restaurateurs. Du coup, on se rabat sur le seul commerce ouvert, le même café-bar-restaurant où on a été manger la veille. Je reprends de la soupe froide andalouse (salmorejo) et Jacques prends un hamburger-frites (nous n'avons pas très faim).
Retour ensuite chez nous et dodo pas trop tard...
Retour ensuite chez nous et dodo pas trop tard...
Oups, c'est joli les minuscules tasses en céramique pour les minuscules cafés européens, mais c'est chauuud!!!
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