Et c'est reparti pour de nouvelles aventures! Au programme : 10 jours dans les Pyrénées orientales, puis 7 jours de croisière en Méditerranée avec nos deux adorables petites-filles et leurs supers parents (catinage intense en vue!), et ensuite un autre roadtrip de 10 jours, cette fois sur la côte catalane au nord et au sud de Barcelone.
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En attente de notre premier vol Montréal-Amsterdam.
Chicken or pasta? KLM nous sert toujours de bons repas copieux et plusieurs snacks. Bien différent des vols intérieurs en Amérique du Nord!
On arrive en Hollande, il fait beau, c'est tout propret, mais il ne fait pas chaud (5 degrés)
Vers notre prochain avion. Celui-là, plus petit, nous emmènera vers Barcelone! Petite frayeur dans la salle d'embarquement alors que l'hôtesse demande des volontaires pour prendre le vol du lendemain, le vol ayant été surbooké. Heu, non merci!
Et nous y voilà. Après 35 heures sans dormir, on réussit de peine et de misère à acheter une carte Sim pour Jacques (150 gigs pour 35$). On passe ensuite une trentaine de minutes à chercher la compagnie de location de notre auto, Go Mobility, et à peu près autant de temps à refuser leur assurance tout-inclus plus chère que le coût de location de l'auto (un classique). On a plutôt acheté une assurance complémentaire en réservant l'auto avec Booking (en espérant qu'on n'en aura pas besoin - spoiler : on en a eu besoin)
Allez hop, on ramasse notre petit 2% d'énergie qui nous reste et on part vers notre première destination (on reviendra plus tard découvrir Barcelone) : Collioure, en France, dans les Pyrénées Orientales, à 2h30 au nord de Barcelone. Arrêt bienvenu dans une halte routière. Pour l'instant, la conduite en Espagne ne cause pas de sueurs froides au chauffeur désigné (Jacques), c'est bon signe!
On quitte l'autoroute pour ne pas payer les péages, et on se retrouve sur une petite route magnifique, sur fond de montagnes et, même, d'incroyables sommets enneigés (que je n'ai pas réussi à prendre en photos, mais ce n'est que partie remise)
Premiers pas dans Collioure
On doit stationner l'auto dans un parking public, puis marcher jusqu'à notre hébergement, car les rues de la vieille ville sont trop étroites pour les véhicules. Heureusement que nous voyageons léger! Mais c'est tellement magnifique ces petites rues!
Très jolie chambre dans une petite maison typique de la vieille ville. Wow!
L'entrée de la maison, on l'a pour nous tous seuls, c'est trop mignon.
On ressort après une sieste de 2 heures, on est épuisés! Souper dans un bon restau (tournedos d'agneau au thym pour chacun de nous et on partage un verre de rosé et une crème brûlée catalane, miam!) puis dodo.
JOUR 2 : BALADE AUTOUR DE COLLIOURE
Une autre journée de découvertes plus oooh-aaah les unes que les autres! Sous un ciel bleu limpide en plus, avec une température maximum de 14 degrés. Que demander de plus (un peu moins de vent peut-être? 80km/h, ça décoiffe!) ?
Départ de la maison vers 8h30, premier arrêt : boulangerie pour notre petit déjeuner. Le café a été pris dans la chambre.
On va manger nos viennoiseries au pied du château. Il y a encore peu de monde dans les rues, mais ce sera bien différent dans quelques heures! On apprend que ce sont les vacances scolaires de Pâques (2 semaines) et Collioure est une ville très touristique et très prisée par les familles...
On marche ensuite vers notre première étape : le Moulin de Collioure qui domine la ville. La promenade le long d'une des plages est très belle, on voit le moulin tout là-bas. Et, surprise, il y a des gens qui se baignent et des femmes en bikini sur la plage. Au milieu des autres (comme nous) qui se promènent avec leur manteau, c'est surprenant.
Début du petit chemin qui monte au moulin et ensuite au fort d'Elmes
On jase longtemps avec un homme très sympathique qui nous en apprend un peu plus sur l'histoire du moulin et de la région
La vue est superbe sur la ville et on peut même voir le sommet enneigé du Canigou, 2785 mètres d'altitude
Allez, un peu de vigueur, on entreprend la suite de la balade, direction le fort d'Elmes, tout en haut de sa colline!
Le chemin passe au milieu des vignes et des oliviers, c'est de toute beauté!
Et plus nous montons, plus le Canigou se dévoile.
Le fort. On ne pourra malheureusement pas le visiter aujourd'hui, mais nous l'admirons de loin
Nous redescendons par un autre sentier, les vignes sont nombreuses, mais encore bien petites
Le plan de la balade, environ 4 km aller-retour. Heureusement qu'il ne faisait pas chaud!
C'est l'heure du dîner, 12h30, et vive la France, notre boulangerie est fermée jusqu'à 14h00, heure de la sieste, comme disait mon tonton français en rigolant!
Pas grave, on en trouve une autre avec une jolie terrasse. On partage un grand sandwich au poulet dans un pain francais et une bouteille d'Orangina. 10 euros pour les 2, on se gâtera un peu plus ce soir!!
En après-midi, nous allons explorer un peu la côte. Pas le plus beau sentier côtier, mais nous n'avons pas envie de reprendre la voiture que nous avons dû laisser dans un stationnement public, ne pouvant accéder en auto à notre logement dans la vieille ville piétonnière. Il y a tellement de touristes que nous risquons de ne plus être capables de trouver un stationnement si nous nous éloignons de la ville!
En route vers le sentier du littoral, nous passons par une des plages en galets de Collioure. L'eau est magnifique, mais elle ne doit pas être chaude, brrr
1er arrêt en chemin, les jolies anciennes maisons de pêcheurs, où il ne doit plus y avoir un seul "vrai" pêcheur!
Jacques est content, on passe devant le Centre National d'entraînement Commando du 1er Régiment de choc, sur le site du Fort Miradou! On a vu 2 reportages sur YouTube de ce Centre, situé dans une ancienne forteresse en bord de mer, dans un environnement incroyable, et c'est vraiment impressionnant.
Devant la forteresse des aspirants commandos
Le vent souffle encore assez fort (d'où les cheveux qui dansent devant la caméra malgré le fait que je les ai attachés le mieux possible). Le sentier est très étroit et très agréable, et on ne croise presque personne, surprenant dans cette ville inondée de touristes aujourd'hui!
Plusieurs petits forts le long du sentier, ici le Fort Carré...
On revient en empruntant l'ancien sentier du littoral le long de la mer, trop joli!
Vue sur Collioure et sur le Fort des commandos
Plein des figuiers de barbarie dont les fruits se mangent et aux fleurs très délicates (mais c'est pas la saison)
En soirée, après le restaurant (miam l'émincé au canard et le gâteau basque!), on va brûler 2% des calories de la journée en se perdant dans le village et en bord de mer.
CLIQUEZ ICI POUR VOIR LA SUITE : JOUR 3, 4 ET 5, CUCUGNAN
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ROADBOOK: cliquez sur le lien ICIpour voir notre roadbook détaillé (itinéraire, suggestions hôtels, suggestions restaurants, excursions, etc.)
JOUR 3 : DE COLLIOURE À CUCUGNAN (avec arrêts à l'étang de Canet-Saint-Nazaire, à Perpignan, à Rivesaltes, à la forteresse de Salses et à la table d'orientation de Tuchan.
Dernière balade dans Collioure pour aller chercher nos croissants
C'est jour de marché sur la place
On ne peut arriver à notre logement à Cucugnan que vers 18h00, c'est l'occasion d'arrêter partout en chemin. Premier arrêt : un vieux village de pêcheurs.
Aaah, le Canigou, on ne s'en lasse pas! Voyez-vous le flamand rose?
Deuxième arrêt : la ville de Perpignan
Vers les Halles Vauban, le long de la rivière La Bassa
On continue la balade dans la vieille ville de Perpignan. Comme d'habitude, tout est beau partout, par contre beaucoup de mendiants, on distribue nos pièces... Pas beaucoup de touristes non plus, comparé aux villes en bord de mer, évidemment.
Arrêt pour le lunch, on partage encore un grand sandwich-baguette, une limonade bio et un dessert complètement décadent au chocolat, praline et meringue.
Sur un petit pont au dessus de La Bassa, avec le Canigou en arrière-plan
Nous quittons Perpignan en direction de notre troisième étape, la ville de Rivesaltes. Petite balade de 3 km dans la vieille ville de Rivesaltes, très peu de monde dans les rues, très tranquille!
Selon la légende, dans la nuit de 2 février 1290, un monstre sanguinaire surgit des berges de l'Agly. Le monstre s'approcha des murailles de Rivesaltes et se faufila dans une brèche du mur. L'histoire raconte qu'un véritable carnage eu lieu : 6 enfants furent dévorés, dont le plus âgé n'avait que 7 ans.
A partir de ce jour le "forat d'al fourn" (trou du four) entre dans la légende en même temps que le Babau. Après que le seigneur de Fraisse eut réussi à tuer le monstre, les habitants de Rivesaltes, soulagés prélevèrent la journée suivante une côte de la sinistre bête en guise de relique. Le plus fantastique, c'est que cette côte est toujours visible à Rivesaltes, à l'office du tourisme ! (Spoiler, il s'agirait d'un os d'une baleine échouée pas loin sur la côte, mais chuut).
Une trace du monstre de Rivesaltes.
L’église Saint-André de Rivesaltes a des origines remontant au Xe siècle. Au fil des siècles, l’église a connu des modifications et des restaurations qui ont préservé son caractère unique. Aujourd’hui, elle représente un véritable témoignage historique, avec des éléments architecturaux et artistiques remarquables.
Nous quittons Rivesaltes, direction Forteresse de Salses, pas très loin au nord. Oups, merci à Google de nous proposer cette route à peine carrossable quand on demande d'éviter les autoroutes à péage (pas parce qu'on est radins, parce qu'on n'a aucune idée comment ça fonctionne en Europe!)...
On découvre la forteresse de Salses, super impressionnante (bon, on s'entend que notre liste de comparaison n'est pas très longue)... Construite en 1497 par les Français qui voulaient surveiller la frontière avec l'Espagne, puis prise par les Espagnols, reprise par les Français, puis par les Espagnols, etc, finalement les Français la gagnent définitivement et la frontière avec l'Espagne recule de 60 kilomètres.
Fait intéressant, cette forteresse était réputée imprenable et les armées arrivaient à la conquérir seulement en gardant les occupants en état de siège assez longtemps pour qu'ils meurent de faim et finissent par rendre les armes...
La chapelle et le le Père Jacques au jubé
Bon, vlà le curé qui prépare du pain frais!
L'étable pour les vaches. Il y en avait aussi 2 pour les chevaux.
La cour intérieure et le puits
Direction ensuite notre destination finale, Cucugnan, par les petites routes et les paysages grandioses. Jacques appréciera moins les petites routes quand nous arriverons dans les montagnes, elles sont beaucoup trop étroites à son goût et les virages sont très serrés. Et les rues étroites dans les villages sont aussi tout un défi quand on n'est pas habitué!
Nous arrivons enfin à notre logement, au sous-sol de la maison jaune à droite, mais pas vraiment un sous-sol, puisque la maison est construite dans une pente et que notre superbe appartement est de plein pied avec le jardin, avec jolie terrasse et tout et tout!
Petit tour à l'épicerie du village (200 habitants) pour acheter de quoi faire les repas (on a une cuisine, on va en profiter!). On trouve du cassoulet au canard, du fromage de chèvre artisanal, du pâté de chevreuil, des coupes de crème renversée pas artisanale et l'incontournable bouteille de vin!
Notre incroyable hôtesse nous a laissés un gros pain rond au levain de la boulangerie artisanale du village, un des dernières en France parait-il, de la confiture, du beurre et du lait. On se régale!
Mon esclave fait la vaisselle
Le trajet et les arrêts aujourd'hui
JOUR 4 : BALADE AU CHÂTEAU DE QUÉRIBUS
Voir la carte : on est à Cucugnan (en haut à gauche) et le château est en bas à droite. Il fait super beau, environ 13 degrés (avec facteur montée raide, 30 degrés), Alltrails dit 10km, on devrait être capables...
On aperçoit le château de Quéribus tout tout là haut, au départ de notre balade(départ qu'on a eu un peu de mal à trouver d'ailleurs...)
Beaucoup de champs de vignes et de monticules rocheux
On s'éloigne de Cucugnan tranquillement
Première de genre 46 pauses... on est vieux.
On monte tranquillement (VRAIMENT tranquillement).
Mais wow le paysage!
On finit par apercevoir le château, au moins on est dans la bonne direction !
Dernière montée, après avoir payé les frais de la visite (9 euros/15$ par personne)
Allez, on grimpe encore!
Plus besoin de le présenter celui-là !
L'escalier en colimaçon vers le haut du donjon
Descente épique dans le donjon. Noir total, escalier glissant, étroit, endommagé, plafond bas, même moi je me cogne le front régulièrement, tout un défi! Mais toute une atmosphère très propice à la visite de ce genre de site héhé...
On choisit la marche la moins dangereuse...
Le repos du guerrier avant la redescente, heureusement pas par le même chemin!
Le pont au premier-plan, conçu pour empêcher les animaux de traverser, est nommé "pont canadien" ici (et ailleurs?)
La route est large, relativement facile bien que très caillouteuse (attention, ça dérape!)
Mais c'est long... On aperçoit enfin le village, encore un peu trop loin à notre goût
On n'a pas rencontré Patou, dommage...
Ça n'en finit plus...
Enfin arrivés! Toute une balade!
On passe à la boulangerie avant le souper pour acheter du pain pour le lendemain. Le pain est vendu à la livre, on peut choisir un morceau seulement, la boulangère nous coupe donc en deux un beau gros pain rond au levain. Le moulin fonctionne encore, mais il ne sert plus pour la boulangerie, pas assez productif!
La jolie entrée fleurie de notre appartement
JOUR 5 : VISITES DES GORGES DE GALAMUS ET DU CHÂTEAU DE PEYREPERTUSE
On va découvrir les Gorges de Galamus, puis le château de Peyrepertuse, et ensuite faire une balade autour de Peyrepertuse, les 3 en mode paresseux. C'est encore une magnifique journée, mais la température grimpe rapidement et il fera plus de 30 degrés autour de 14h00. C'est notre dernière nuit à Cucugnan, demain nous quittons pour Villefranche-de-Conflent où nous resterons 2 nuits.
Café sur notre petite terrasse sous un bel arbre de Judée en fleurs
Le village où nous sommes ne permet pas le stationnement des autos devant les maisons dans les rues hyper-étroites, il faut donc la garer au bout de la rue, mais en sortir est toujours épique (et mieux vaut replier le rétroviseur du conducteur)!
On retrouve les petites routes étroites et sinueuses, avec vue du château de Galamus incluse. C'est une petite pratique pour ce qui nous attend comme route aux Gorges de Galamus !
Nous n'irons voir que l'ermitage Saint-Antoine de Galamus, construit à flanc de falaise à même le roc et encore utilisés dans le cadre d'activités religieuses. En effet, les randonnées dans les Gorges de Galamus impliquent des marches de plusieurs dizaines de kilomètres, un peu trop pour nos vieilles jambes. On marchera donc de l'ermitage (parking 3) jusqu'au parking 2 en empruntant le sentier botanique de Galamus et en revenant par la route, une longueur totale approximative de 2.2 km.
On descend vers l'ermitage
C'est magnifique
On s'éloigne ensuite de l'ermitage en suivant le sentier botanique qui surplombe la Gorge.
Voyez-vous l'ermitage tout là-bas au fond?
Point de vue sur le Canigou en arrivant au parking no 2. On prend un petit goûter avant de repartir à notre auto par la route
La route est hallucinante, pas sûre que Jacques ait apprécié, deux véhicules ne peuvent se croiser, il faut donc être très vigilant ou prier très fort!
On finit par quitter les magnifiques, mais stressantes, gorges de Galamus, ouf! En route vers le château de Peyrepertuse!
On arrive à Peyrepertuse. Comme la plupart des villages dans la région, il est construit en hauteur et les maisons sont presque les unes sur les autres, donc rues très étroites, souvent interdites à la circulation ou au stationnement.
La dernière montée est bien raide vers le château là-haut. Cette fois, pas de randonnée pour l'atteindre, on stationne et on devra grimper environ 15 minutes pour atteindre le château.
On aperçoit le village de Peyrepertus et le château de Queribus au fond, qui surplombe le village de Cucugnan où nous sommes hébergés.
Et lui, bien sûr
Le château sur son promontoire plutôt étroit...
Il faut mériter l'accès!
On y arrive!
De la cour principale, on accède aux donjons
En direction de la deuxième muraille, côté nord
On travaille fort encore pour y accéder
Vue de la partie sud, à partir de la partie nord
Après l'effort, la récompense, on commande, moi un plat d'aiguillettes de canard avec frites et salade, et Jacques un bon sandwich, au restaurant Le Donjon pas loin du village de Peyrepertus. Le plat de canard était tellement copieux que Jacques a fait emballer son gros sandwich pour le garder pour ce soir et que nous avons partagé le canard. Super endroit, je serais bien restée dans mon hamac plus longtemps!
On traverse ensuite le village de Peyrepertus à pied pour rejoindre le début de la balade prévue vers les cascades de Duilhac dans les Gorges de Verdouble, 6,6 km environ.
Il fait vraiment chaud
Le village s'éloigne peu à peu
On découvre rapidement que la température et la fatigue nous empêcheront de faire les 6.6 km prévus, nous trouvons donc un raccourci pour couper le trajet. Finalement, le-dit raccourci s'avère être la plus belle partie de notre balade, puisque le sentier surplombe de magnifiques paysages et est très ombragé.
On se perd un peu, mais le château veille sur nous depuis le haut des falaises et nous finissons par retrouver le bon chemin
Les derniers 2 kilomètres de la balade sont interminables et peu intéressants, surtout que le chemin est large et complètement au soleil, beuh.
On aperçoit enfin le village, mais il est plus loin qu'il ne paraît, c'est duuur!
On va boire pour oublier au bar-café du village. J'aime bien le petit verre plein d'olives vertes que le serveur nous offre avec nos boissons! Pour le souper, nous terminerons les restes, dont le gros sandwich que Jacques n'a pas mangé à midi. Miam!
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