JOUR 11 : DE SANTA PAU À BARCELONE
Départ ce matin pour Barcelone, environ 188km surtout sur des autoroutes (bouh), avec arrêt au Monastère de Montserrat.
Mais avant, café et viennoiseries au seul café ouvert à cette heure, le Can Pauet, qui nous a aussi sauvés hier soir en nous faisant des sandwichs.
Nous prenons un autre chemin pour nous y rendre, moins dangereux que la route diabolique du village et plus joli.
Départ pour le Monastère de Montserrat. Même si la route passe par de belles montagnes, elle triche alors que nous franchissons tunnels après tunnels, dont un de plusieurs kilomètres de long, et que, finalement, nous ne verrons les montagnes que de loin, d'abord devant nous, puis derrière. Pfff.
Environ 2 heures après le départ, on aperçoit les contreforts rocheux dramatiques qui abritent le Monastère de Montserrat. Même de loin, c'est impressionnant et assez sinistre.
On y est! Nous avons choisi de prendre le téléphérique plutôt que le funiculaire, même si Jacques aurait préféré la télétransportation, n'aimant ni l'un ni l'autre.
Après 30mn d'attente, voilà enfin le nôtre!
Bon, première déception en arrivant, le lieu spirituel et tranquillenque nous nous attendions à découvrir est bourré d'hôtels, de boutiques et de monde (je les ai chassés pour prendre la photo). Toutes les visites sont payantes, pas de forfait, il faut payer pour le musée, puis pour l'église, puis telle autre partie, ça n'arrête jamais.
On décide de faire un tour rapide (sans visiter vraiment) et de s'éloigner le plus rapidement possible de la foule.
Le seul moyen d'apprécier ce lieu comme ce qu'il devrait être, un lieu de ressourcement, de communauté et de prière aurait été de passer une nuit dans le Monastère (possible seulement pour les pèlerins) et de faire une section du chemin de Compostelle.
À défaut de Compostelle, nous décidons d'aller nous promener dans la montagne pour profiter de la nature environnante magnifique et voir d'autres points de vue plus en hauteur.
On entreprend le sentier de Sant Jeroni
Ça grimpe et ça grimpera tout le long, jusqu'au point de vue après l'ermitage de Santa Anna
Vers un dernier point de vue avant de redescendre
Le Monastère zoomé
Arrêt pique-nique sur la plus longue table de pique-nique jamais vue, avant d'entrer dans Barcelone, ville de plus de 5 millions de personnes qui sont toutes au centre-ville pour fêter la journée de la Sant Jordi. Trafic infernal garanti.
Au programme après la visite de Montserrat : stationner l'auto dans un stationnement souterrain près de notre logement, aller chercher la clé de notre logement, aller porter nos bagages à l'appartement, rapporter l'auto au loueur à environ 3 km de là, puis rejoindre Catherine, François et les fifilles chez eux ensuite.
Ça a l'air simple de même, mais aujourd'hui, c'est la fête de la Sant Jordi en Catalogne, et particulièrement à Barcelone où de nombreuses rues sont fermées pour l'occasion. Et où ont convergé de partout une foule festive.
La traversée de la ville pour rejoindre notre appartement en plein centre est un vrai parcours du combattant. Il faut comprendre comment les règles de circulation, gérer les voies réservées aux vélos, aux bus, les sens uniques, les voies bien trop étroites où tout le monde se frôle et se coupe sans arrêt, les nombreuses motos qui ont le droit de faire du "linesplitting" et qui zigzaguent dangereusement entre les véhicules, les centaines de piétons qui bloquent les intersections, les rues fermées ignorées de Google Maps, le tout à une moyenne d'environ 10km/h.
On finit par trouver le parking intérieur (impossible de se stationner dans les rues au centre-ville), trouver le magasin de cannabis (sérieux) où sont les clés, et installer nos affaires dans notre minuscule chambre dans un appartement partagé avec 2 autres locataires.
Et là, il faut aller retourner l'auto. Rebelote dans le trafic, encore pire que plus tôt, on arrive au bureau de location (damn, il a l'air fermé), il y a un stationnement intérieur en face, indiqué comme étant complet, mais, bingo, le signal change à "Libre", Jacques s'engage dans la pente abrupte de l'entrée. Au moment où deux autos s'engagent dans la même pente pour en sortir. Impossible de passer, c'est trop étroit, un de nous doit reculer et, après quelques gestes et regards furieux, il apparaît que c'est nous qui devront le faire. Dans une pente raide, avec en haut un trottoir où circulent sans interruption des centaines de piétons.
À gauche, la célèbre maison Balto, couverte de roses à l'occasion de la fête de Sant Jordi (fête des roses rouges et des livres). Très jolie tradition, à lire!
Je descend de l'auto, arrête le trafic piétonnier de peine et de misère, Jacques recule péniblement l'auto, les deux autres sortent, on retourne dans le stationnement, quelques péripéties avec la barrière et les employées à l'entrée, bref, on finit par se stationner et on ressort pour aller au bureau de location en face.
Vraiment fermé. Avec une petite note qui indique que l'employé sera bientôt de retour (spoil : ne pas croire ces notes, cela fait 2 fois qu'on se retrouve devant un commerce fermé avec ce genre de notes et c'est du grand n'importe quoi, l'employé n'a pas l'intention d'être de retour du tout!). On décide d'aller voir François et sa famille comme prévu et de revenir plus tard.
Même marcher est pénible tellement il y a du monde! Vraiment pas un premier contact agréable avec Barcelone! On croise par hasard un employé avec un blouson de notre compagnie de location, il confirme que le bureau est fermé jusqu'à demain à cause de la fête aujourd'hui, (merci de nous en avoir avisé), on décide d'aller porter l'auto plus tard à un autre bureau à la station de trains à quelques kilomètres et on va profiter de notre soirée avec la belle petite famille de François.
Vers 20h30, en route vers la station de train à 10km/h, la station est en construction, Google est perdu et nous aussi, mais on finit par trouver le bureau après une demi-heure de recherche (après que Jacques m'ait déposée pour finir les recherches à pied).
Surprise, quand l'employée vient vérifier l'état de l'auto, une autre égratignure s'est rajoutée à la première, probablement dans les dernières heures, car nous l'aurions remarquée avant, bref 500 euros de dommages qui seront déduits de notre dépôt. Et une assurance complémentaire avec laquelle nous devrons nous amuser pour le remboursement. M'enfin. Rendus là, nous sommes juste contents davoir enfin rendu l'auto!
On a le choix entre Uberx pour retourner à l'appartement (40$ dans le trafic) ou le metro (8$ en 15 minutes), on teste le métro. Merveilleux!!
Retour et dodo.
























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